
Quand on maîtrise un jeu de rôle un peu confidentiel sur Foundry VTT, on finit toujours par buter sur le même mur : personne n’a écrit les modules dont on aurait besoin. Star of the City — un système inspiré des univers de PROJECT MOON (Lobotomy Corp, Library of Ruina, Limbus Company) — ne fait pas exception. Plutôt que d’attendre qu’un jour quelqu’un s’y colle, je l’ai fait moi-même. Trois modules, écrits pour rendre les combats lisibles à ma propre table.
Le cœur du système, ce sont les Dés de Vitesse qui s’affrontent deux à deux — les clashes. Sans support visuel, ça vire vite au casse-tête verbal : qui tape qui, avec quelle compétence, pour quel coût. Chacun de mes trois modules répond à un de ces manques.
Battle Show Ability
Un panneau contextuel qui se greffe sur les Dés de Vitesse dans le tracker de combat. On y assigne une compétence (skill ou ego) à chaque dé, avec validation automatique des coûts en Lumière et en Émotion. C’est la brique centrale, celle qui sait ce qui se joue.
Damage Wizard
L’assistant de résolution. Il se branche sur Battle Show Ability pour lancer les dés de la compétence assignée et appliquer les dégâts, en gérant correctement le clash mutuel — quand les deux camps se rentrent dedans en même temps.
Clash Arrow
Le plus visuel des trois : il trace des flèches courbées entre les dés qui s’affrontent, par-dessus l’overlay d’initiative, pour qu’on voie d’un coup d’œil qui clashe avec qui. Visualiser, assigner, résoudre : les trois s’utilisent séparément, mais sont pensés pour s’enchaîner.
Tout est en ES Modules JavaScript natifs, sans framework, avec un CSS isolé par module et une intégration qui passe par les hooks de Foundry. Travailler dans cet écosystème, c’est accepter une API mouvante et une doc éparpillée : chaque montée de version impose une relecture complète. En contrepartie, c’est une école redoutable pour apprendre à lire le code des autres et à greffer le sien sans rien casser.
Le vrai luxe, ici, c’est la boucle de feedback : je suis l’utilisateur final de mes propres modules. Je les teste à chaque session, je vois immédiatement ce qui coince, je corrige dans la foulée. Aucun cahier des charges imposé ne reproduit ce genre d’apprentissage.